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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 22:22

 

Bonjour à toutes et à tous

Je vous propose aujourd'hui la suite (et fin, en ce qui concerne la publication en ligne) de mon roman "La Patiente". Cet article est le dernier, car il clot le second chapitre. Je vous rappelle que j'avais décidé de cesser la publication en ligne de ce roman à la fin du second chapitreMon objectif est d'auto-éditer ou de faire éditer ce livre, mais je voulais vous permettre d'en découvrir les premières pages en ligne. Si ce roman-témoignage a retenu votre attention, vous pouvez souscrire pour me permettre d'auto-éditer ce roman. Pour tout savoir de la procédure à suivre, je vous invite à lire l'article qui vous explique tout ce qu'il faut savoirSi vous souhaitez souscrire immédiatement, cliquez ici. 

 

 

Photo : une des heures sombres de cette année de traitement. J'ai perdu mes cheveux, j'ai toujours froid, je souffre d'une irritation des intestins à se tordre de douleur, effet secondaire de certains médicaments, je n'ai plus de force pour lutter. J'attends des jours meilleurs, et j'applique ma maxime quotidienne : "faire que chaque jour se passe le mieux possible". Parfois, on devrait plutôt dire "le moins mal possible".

On m'a reconduite dans ma chambre. J'étais prête à m'y rendre à pied. Les infirmières ont insisté pour que je m'allonge sur le brancard à roulettes. Un nouveau moyen de locomotion pour moi. Je ne l'avais encore jamais expérimenté. Trois heures plus tard, je rentrais dans mon appartement d'étudiante, au sixième étage sans ascenseur. J'envisageais de rentrer à pied. Les infirmières n'ont accepté de signer mon bon de sortie qu'à la condition que je prenne un taxi. J'ai obtempéré. Je n'avais pas le choix.
Ce fut ma première expérience de l'hôpital. Je n'avais dit à personne que je devais me faire opérer. Pour ne pas affoler mes parents. Pour ne pas inquiéter mes amis. Parce que j'avais l'habitude de régler mes problèmes toute seule, depuis trop longtemps. Ma mère s'angoissait pour tout. Je n'étais que sujet d'inquiétude pour elle. Je n'avais jamais pu faire de la bicyclette en ville, de peur "de me faire renverser par une voiture". Je n'avais pas eu le droit, à quatorze ans, d'avoir une mobylette comme la plupart de mes amis. "Trop dangereux !" Alors je rentrais chez moi… sur le porte-bagage des mobylettes de mes amis. J'étais curieuse de toutes les disciplines sportives. Essayer la planche à voile ? "Je risquais de me noyer". Et quand, sollicitée et encouragée par mon professeur d'éducation physique et sportive de seconde j'avais enfin eu la permission parentale de m'inscrire dans son club de handball, il m'avait fallu cesser cette activité au bout d'un mois parce que les entraînements se terminaient trop tard.
Ma mère était aussi anxieuse que j'étais intrépide. Cette incompatibilité allait s'amplifiant. Je ne pouvais pas vivre. Je ne pouvais pas m'adonner à mes passions. Lorsque, à onze ans, j'avais déjà émis le souhait de jouer au handball dans un club, j'avais essuyé un refus catégorique. A force d'insister, elle avait fini par me faire une contre-proposition : ce serait du tennis ou rien. Pour le statut social. Je n'avais pas cédé. Puisqu'on ne me laissait pas choisir le sport que j'aimais, ce serait rien.
Alors j'avais préféré ne pas parler de cet adénofibrome à ma mère. Ni à mon père qui me semblait absent. Qui semblait ne pas vouloir s'opposer aux choix maternels. J'avais appris à me taire. A édulcorer peu à peu toutes les sources d'inquiétudes maternelles. A trouver des compromis entre mes aspirations profondes et ses redoutables angoisses. A enfouir mes désirs et mes rêves pour ne pas prendre le risque d'essuyer un refus supplémentaire. Je rêvais en silence. Je n'osais rien demander. J'agissais parfois. Dès que cela m'était possible. Et je m'évadais dans mes livres.
Je n'avais pas encore dix-sept ans lorsque j'étais partie dans la capitale bretonne entamer mes études universitaires. Deux cent kilomètres de distance pour un début de liberté. Même cloîtrée dans un foyer tenu par des religieuses. Là encore, un choix maternel. Là encore, pour ma sécurité, pour qu'il ne m’arrive rien. Je détestais l'idée d'être enfermée. D'être ainsi cloîtrée contre mon gré. Je n'avais rien contre les religieuses, mais je n'avais rien pour non plus. Surtout à dix-sept ans. Avec toute l'envie de découvrir la liberté, la vie, l'amour, l'amitié. Et je me retrouvais parquée dans un foyer de bonnes sœurs, où les garçons, bien évidemment, n'étaient pas les bienvenus… la nuit.
J'étais revenue rendre visite à Jacques Dutronc quelques jours plus tard. Pour enlever les fils. Pour une visite de contrôle aussi. Mes appréhensions dissipées, je n'avais d'yeux que pour les siens. Adénofibrome du sein droit. C'en était terminé pour cette fois. L'alerte avait été chaude. Je n'avais plus de raison de le revoir. Dommage.

 

  

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 00:11

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Je ne vous ai pas proposé de travaux de cartonnage depuis longtemps. Alors, juste avant les fêtes de Noël, Elisabeth (Nourrisset), notre "prof" d'encadrement à Vannes (56) (voir son blog), nous a suggéré la réalisation de ce mini-album destiné à se loger dans un sac à main. Il contient quatre photos d'identité. Ses dimensions sont de 5,5 cms x 6,5 cms.

 

 

Photo N°1 : on peut faire du cartonnage et faire appel aux techniques de scrapbooking pour agrémenter sa réalisation. "Qui" va avoir le plaisir de sa bobine exposée à l'intérieur de ce mini-album ?

 

 

Photo N°2 : on aime ou pas. J'ai misé sur des couleurs gaies, et l'alternance des papiers. On pourra y glisser, par le côté droit, des photos d'identité.

 

 

 

Photos N°s 3 et 4 : une réalisation rapide pour un résultat plein d'éclat. Il ne faut pas plus de trois heures pour concevoir ce mini-album de sac.

 

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.Cartonnage et voyage : la boîte chouchou, demandez le chouchou

.Cartonnage et voyage : une boîte tirelire cabine de plage

.Un joli plateau de cuisine, pour mieux vous servir...

.Scrap et cartonnage : mini-album pour 70 bougies

.Cartonnage : le duo du premier tour de la présidentielle

.Cartonnage : voyage au pays des idéogrammes chinois

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 11:55
 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Suite de notre nouvelle rubrique, "Photo à juste titre". Je vous y présente une photo, titrée. Just It. Rien que pour le plaisir de vos yeux. Du moins, je l'espère.

 

 

 

"Le Taj Mahal ou l'hommage au suprême amour de l'empereur à sa reine"

Agra, Uttar Pradesh, Inde du Nord

 Mercredi 10 Octobre 2007

 

 

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 11:22

 

Jour 4 : jeudi 11 octobre 2007

 

Bonjour à toutes et à tous

 

Ce jour est consacré à l'amour, au chakra du coeur, à la beauté. Nous sommes à Agra depuis hier soir, après notre visite à Fatehpur Sikri. Du grand-père l'empereur moghol Akbar au petit-fils l'empereur de même lignée Shah Jahan, nous voguerons de la tolérance à l'amour éternel. En cette troisième journée de notre périple, nous nous levons aux aurores. Objectif : admirer le lever de soleil sur le Taj Mahal. Le second objectif de la journée consiste à admirer le coucher de soleil sur le même monument !

 

 

Photo N°1 : voir le Taj Mahal et mourir. Du toit-terrasse de l'hôtel Kamal, sis dans le quartier de Taj Ganj à 5 minutes de l'édifice, nous savourons ces premières heures de la journée face à l'un des plus somptueux monuments de notre belle planète. Agra, Uttar Pradesh, octobre 2007.

 

L'hôtel est situé à 5 minutes du Taj Mahal. Il s'est doté d'une terrasse, et jouit ainsi d'une situation exceptionnelle puisqu'il n'y a aucun autre immeuble, du moins plus haut, entre lui et le Taj Mahal. Nous avons calculé l'heure du lever de soleil, les instants magiques et si précieux pour les photographes où le marbre s'enflamme des couleurs saumonnées de l'aube. Il est 6h45, nous arrivons devant les guichets d'entrée du Taj. Les autorités indiennes ont considérablement relevé les tarifs de leurs tickets d'entrée pour certains sites. Le Taj Mahal, fleuron du tourisme indien, en fait partie. 750 roupies l'entrée pour les touristes, soit 15 euros. Les locaux, eux, ne doivent s'acquitter que de 20 roupies, soit 40 centimes d'euros. S'il me semble normal, eu égard à la différence de nos niveaux de vie respectifs, que les étrangers payent plus, peut-être faudrait-il songer à ne pas tarir la rivière d'argent, tant en Inde que dans de nombreux autres pays. Cela me rappelle le Vietnam et la ville de Hué, par exemple, où l'étranger devait s'acquitter (en 1995) de 50 francs (environ 8 euros) pour la visite de chaque tombeau. Résultat, l'étranger sélectionne ses tombeaux, en visite un, deux tout au plus. Vaut-il mieux des sites déserts que des sites dont le tarif redevient raisonnable pour l'étranger, et donc fréquentés ?

 

 

Photo N°2 : les couleurs des saris et l'animation engendrée par les déambulations des milliers de visiteurs quotidiens ajoutent à la splendeur du site porteur d'éternité le souffle de la vie. Agra, Uttar Pradesh, octobre 2007.

 

Le Taj Mahal est un hymne à l'amour éternel. La reine Mumtaz Mahal, avant de s'éteindre en mettant au monde le quatorzième enfant de son union avec l'empereur moghol Shah Jahan, fit promettre à son époux de lui faire édifier un tombeau qui proclamerait au monde entier leur amour. 22 ans furent nécessaire à l'édification de ce monument. 22 : ce maître-nombre symbolise la construction pour les autres, pour l'humanité, pour l'univers, pour l'amour. Un être (un édifice ???) qui naît sous la vibration du 22 peut, s'il évite les pièges et surmonte les obstacles, servir l'humanité par ses incroyables énergies de maîtrise de la matière. Les travaux débutèrent en 1632. 20 000 ouvriers oeuvrèrent à la construction, sous la houlette de l'empereur en personne. Le plan se réfère au concept islamique du paradis : le carré sur lequel se dresse le Taj Mahal représente l'univers matériel, l'édifice principal, octogonal, la phase transitionnelle, le dôme, la voûte céleste, unissant ciel et terre.

 

 

Photo N°3 : Lorsque l'on pénètre sur le site du Taj Mahal, si l'on est à l'écoute des rayonnements du lieu, notre chakra du coeur est immédiatement touché, comme par une flèche invisible. Cette flèche, tout au long de la visite, et bien au-delà de la durée de celle-ci, s'attachera à ouvrir ce chakra de manière à laisser éclore le joyau qu'il renferme : notre capacité à aimer, mais aussi (avant toute chose ?) à nous aimer, de manière inconditionnelle. L'être humain recherche sans cesse l'amour des autres, et agit souvent dans ce seul but. A contrario, la plupart du temps, de ses propres inspirations et aspirations. L'équilibre entre s'aimer et être aimé d'autrui est un art qui s'enseigne et s'enrichit au fil des découvertes et des réminiscences des temps et des lieux. Agra, Uttar Pradesh, octobre 2007.

 

Le tarif d'entrée du Taj s'entend pour une seule visite dans la journée. Impossible d'entrer le matin pour admirer l'édifice au lever de soleil, de ressortir pour visiter les autres monuments de la ville et de revenir en fin d'après-midi pour le coucher de soleil... à moins de repayer une seconde fois le ticket d'entrée. Nous décidons donc de nous délecter des couleurs de l'aube depuis le toit-terrasse de l'hôtel, et de n'entrer dans le site qu'en milieu d'après-midi.

 

 

Photo N°4 : L'entrée de l'Itimad-ud-Daulah, surnommé le Baby Taj. Marbre, incrustation de pierres précieuses, sérénité, pureté, solennité. Agra, Uttar Pradesh, octobre 2007.

 

Pour l'heure, Françoise nous entraîne, Patricia et moi, en quête de son ami indien Lucky, rencontré lors d'un voyage précédent. Elle demande, ça et là, aux conducteurs de rickshaws en attente de touristes. Soudain, l'un d'eux lui répond : "oui, oui, je le connais. Attendez un instant, je reviens". L'indien est parti téléphoner. Quelques échoppes ont un téléphone, voire une cabine téléphonique. Il parle quelques secondes. Revient en souriant. Lucky sera là dans une dizaine de minutes. Il arrive, très vite, sur une moto empruntée à un ami. Les retrouvailles sont émouvantes. Nous nous mettons un peu en retrait. Lucky nous accompagnera toute la journée dans la visite d'Agra. Souriant. Toujours souriant. Nous louons deux rickshaws. Et partons à la découverte de la cité. Nous donnons du temps au temps, ne souhaitant pas absolument tout voir à Agra, d'autant plus que nous y sommes déjà venues. Cette fois, nous décidons de visiter le mausolée de Mizra Ghiyas Beg, ministre en chef de l'empereur Jahangir, fils d'Akbar et père de Shah Jahan. Surnommé le Baby Taj, ce tombeau dénommé Itimad-ud-Daulah, rappelle l'architecture du Taj, et fut le premier édifice moghol entièrement en marbre.

 

 

Photos N°5 et 6: L'Itimad-ud-Daulah, surnommé le Baby Taj. Le marbre dans toute sa splendeur. Perspectives et détails. Agra, Uttar Pradesh, octobre 2007.

 

Sous le soleil de plomb du milieu de journée, nous remontons à bord de nos rickshaws, en direction du Mehtab Bagh, de l'autre côté de la rivière Yamuna, déjà asséchée deux mois après la fin de la mousson. Nous ne visiterons pas ce parc, mais pourrons admirer le Taj Mahal sous un autre angle. Nous pourrions jouir de ce spectacle inlassablement. Demain, déjà, il nous fardra reprendre la route, et laisser derrière nous ce chef d'oeuvre de beauté sublime, d'harmonie, d'amour enflammé et d'intemporalité. Le Taj Mahal fut, est et sera une oeuvre hors du temps, et digne des plus grands architectes pour la beauté des édifications humaines.  

 

 

Photo N°7 : De l'autre côté de la Yamuna, une vue imprenable sur le Taj Mahal. Le silence en sus. Car de l'autre côté de la rive, les touristes prennent le Taj d'assaut. Agra, Uttar Pradesh, octobre 2007.

 

 

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 11:11

 

Jour 3 : mercredi 10 octobre 2007

Bonjour à toutes et à tous,

 

Ce matin, nous quittons Dehli. En route pour une nouvelle aventure. Direction Agra, et son mondialement connu Taj Mahal. Nous embarquons dans le Taj Mahal Express. Il est 7h15. Gare de Nizam-ud-Din Railway. 200 kilomètres et 2 heures 30 à 3 petites heures de trajet sont au programme de cette première étape de notre périple. Dans un si grand pays dans lequel les temps de déplacement sont d'une élasticité capricieuse, cet apéritif version modèle réduit constitue une excellente entrée en matière.

Les gares se posent toujours en parfait champ d'observation de la vie locale, tout comme les berges des fleuves et rivières. En Inde, la patience figure au top five des maîtres-mots. L'on s'assied sur ses pieds, l'on converse avec son voisin de trajet, l'on dort aussi. Allongé à même le quai, une maigre couverture, un sari, un simple tissu recouvrant corps et visage. Dans ces pays qualifiés par les occidentaux de "moins développés" que les leurs (nous pourrions consacrer un billet d'humeur sur la notion de développement) , les autochtones disposent d'un génie absent de nos sociétés : en un tournemain, ils trouvent toujours une solution à n'importe quelle problématique. Nous y reviendrons.

Photo N°1 : Buland Darwaza, ou "porte de la Victoire" ouvre sur la Jama Masjid (la mosquée de Dargah) de Fatehpur Sikri. Octobre 2007.

A l'arrivée à Agra règne la confusion. A quelle gare descendons-nous ? Celle d'Agra Cantonment est la plus proche du centre, celle d'Agra Fort, la plus proche du quartier du Taj Mahal, où se situe notre hôtel. Nous descendons à la première, par erreur. Laquelle n'aura finalement aucune incidence. En effet, nous avons tous décidé de partir immédiatement pour Fatehpur Sikri. Un moment, Françoise et Patricia avaient envisagé de se rendre à Mathura et Vrindavan. Mathura, à 58 kilomètres au nord-ouest d'Agra, serait le lieu de naissance de Krishna et celui de son enfance. Il est aussi dénommé Braj Bhoomi, le "pays de l'Amour éternel". Rappelons les hindous considèrent Krishna comme l'une des incarnations de Vishnu, une des trois représentations de Brahman, l'éternel, l'incréé et l'infini. Brahman, source de toute forme de vie, a trois représentations, Brahma, Vishnu, Shiva. Brahma est actif dans la création de l'univers, et méditant le reste du temps, Vishnu est le protecteur, celui qui fait du bien, Shiva détruit, pour que la reconstruction soit possible. 

 

Photos N°s 2 et 3 : Enfants travailleurs, pour contribuer à l'économie familiale précaire, mais enfants joueurs, aimant prendre la pose et jouer les stars d'un instant avec le photographe de passage. Fatehpur Sikri, octobre 2007.

J'allais me laisser (volontiers) entraîner par mes compagnes de voyages dans une expédition vers Mathura et Vrindavan, quand je pris conscience que mes pas devaient me conduire à Fatehpur Sikri. Ne connaissant ni l'une ni l'autre de ces destinations, cela m'importait peu. En outre, depuis mon premier voyage "initiatique" en 2001, au Népal, au sortir d'une maladie (de Hodgkin, voir mon roman "La Patiente") qui aurait pu m'emporter vers les rivages de la mort, j'avais pris l'habitude de me laisser guider par mon être intérieur, au grand dam, parfois, de mon ego qui aurait volontiers opté pour un choix plus à... son image. Mon être intérieur, que d'aucuns dénomment maître intérieur, âme, soi supérieur, intelligence supérieure, guide, dieu intérieur... se manifestait sous des formes diverses : la pensée intuitive, à ne pas confondre avec la pensée ordinaire, les rêves, l'hyperintuition, les signaux et douleurs du corps, les synchronicités, les micro-événements de chaque instant, les "coïncidences" (je préfère les appeler "convergences temporelles"), les obstacles rendant les décisions inopérationnelles, ou, au contraire, les "tapis rouges" déroulés lorsque nous sommes sur la voie ad hoc. En voyage, avide de liberté d'expression et d'élévation de mon niveau de compréhension du monde et de ses mystères, mon être intérieur, comme l'intégralité de mon être, s'en donnait à coeur-joie et rivalisait de facéties en tous genres pour m'indiquer le programme de chaque journée.

 

Ce mercredi 10 octobre 2007, mon être intérieur avait donc décidé que je me rendrais à Fatehpur Sikri. J'avais déjà eu le plaisir et la grande émotion de découvrir en septembre 2004 le mausolée du Taj Mahal, ce merveilleux cadeau d'amour posthume de l'empereur moghol Shah Jahan à sa seconde épouse Mumtaz Mahal, décédée en 1631 en mettant au monde leur quatorzième enfant. Mon âme m'invitait cette fois à visiter l'oeuvre du grand père de Shah Jahan, l'empereur Akbar.

Photo N° 4 : derrière ces sculptures de marbre finement ciselées du coeur de la mosquée, les femmes pouvaient voir sans être vues. Fatehpur Sikri, octobre 2007.

Fatehpur Sikri fut la capitale moghole sous le règne d'Akbar, de 1571 à 1585. Faute de possibilités d'irrigation suffisantes, et malgré sa beauté architecturale, la cité fut abandonnée peu après la mort de l'empereur. Pour s'y rendre, nous optons pour le bus local, fenêtres ouvertes, brinquebalant sur les routes et chemins cahoteux. Dans ces modes de transport, j'assume le poids de mon sac photo-vidéo. Celui-ci ne quitte jamais mes cuisses, généralement plus rembourrées et stables que le sol des véhicules. Sauf lorsque le siège d'à-côté est libre et... en bon état, ce qui n'arrive pratiquement jamais. Dans ces pays, l'on s'entasse plus que l'on ne s'étale. Non seulement, les sièges sont conçus pour des gabarits nettement plus petits et minces que les nôtres, mais en plus l'on s'agglutine à trois ou quatre sur des banquettes initialement prévues pour deux personnes. Et cela, sans rechigner. C'est la seule solution si l'on veut se déplacer. Les occidentaux prennent une place et demie à eux seuls doivent souvent susciter la risée, voire l'agacement des autochtones. Surtout lorsque, en plus, ils veulent garder leurs sacs sur leurs genoux...

Photo N° 5 : Comme partout ailleurs aux abords des lieux touristiques indiens, chacun s'emploie à gagner les quelques roupies qui garantiront les repas quotidiens. Parfois sangsues, parfois enjôleurs, qui les blâmeraient, malgré, de temps à autre, un ostensible agacement chez les touristes ?

Lorsque je pénètre dans l'enceinte de la mosquée de Fatehpur Sikri, tout respire la tolérance à l'égard des courants de pensée symboliques des siècles précédents. La vie semble s'être arrêtée à l'image que l'empereur Akbar avait voulu véhiculer par la construction de cette cité de grès rouge. Tolérance. La leçon du jour invite à la tolérance, à l'égard de tous les illuminés de toutes expériences. Mais elle invite également à l'extrême prudence. Au fil des millénaires, certains groupes humains ont élaboré de véritables maillages neuronaux quadrillant la pensée de l'humanité et la cantonnant dans des schémas de pensée fallacieux et à leurs seuls profits, détournant nombre de philosophies et d'éclairages de certains êtres de lumière au seul profit du nouveau "dieu" de la terre et de ses habitants : l'argent. Qui se présente à Fatehpur Sikri nourrira ses réflexions de la nécessaire tolérance à l'égard de tous ceux qui hissent, d'une part, leur capacité de compréhension des problématiques terrestres et humaines, et, d'autre part, leurs comportements et actes en découlant, au delà des frontières dans lesquels nous cantonnent ces groupes d'influence et de prescription de la vilénie et de la bassesse.

Photo N° 6 : lorsque chaque être, au delà des croyances inculquées depuis des millénaires, interrogera son être intérieur pour déceler, pour sa propre vie, quels règles et enseignements il doit garder (ou rejeter) pour s'accomplir sur terre, peut-être cessera-t-il de rechercher les responsabilités de ses échecs et de ses peines à l'extérieur ?

"Akbar, considéré comme le plus grand empereur moghol, était un dirigeant sage et épris de justice, croyant dans le principe de Sulh-i-Kul (la paix pour tous)", mentionne le Lonely Planet sur l'Inde du Nord. "Célèbre pour sa tolérance envers les autres religions, il inventa une philosophie, le Din-i-llahi (la foi en Dieu), qui reconnaissait la vérité commune à toutes les religions", poursuit le rédacteur de l'ouvrage. Il fit donc ériger une cité parfaite dans le désert, symbole du Din-i-llahi : Fatehpur Sikri. 

 

  

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 00:22

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

J'ai eu le plaisir de participer ce week-end à un stage de scrapbooking avec Sandra Charbonnel et Prisca Jokowitz. Deux journées intensives dont je vous exposerai les résultats début février. Les modèles de mini-albums réalisés sont des créations de Sandra et de Prisca, qui les proposeront dans leurs prochains stages. Elles nous ont permis de réaliser de très beaux mini-albums.

 

Tout ceci pour vous expliquer que je n'ai guère eu le temps de poursuivre la rédaction de mon carnet de voyage en Inde, de la plaine du Gange aux monastères bouddhistes du Sikkim. Mais ce sera chose faite très prochainement. En attendant, je vous propose aujourd'hui la suite de mon roman "La Patiente". Je cesserai la publication en ligne de ce roman à la fin du second chapitre. Mon objectif est d'auto-éditer ou de faire éditer ce livre, mais je voulais vous permettre d'en découvrir les premières pages en ligne.

 

Photo : durant toute la durée du traitement, j'ai eu froid, terriblement froid. La peur de ne pas survivre à la maladie et aux traitements, la souffrance physique et morale, les chutes d'énergie me glaçaient le corps. Je sentais les moindres variations de température. Une porte vers l'extérieur s'ouvrait, et aussitôt  je devais rajouter un vêtement. J'avais tellement froid que je me glissais dans mon lit parfois toute habillée, avec mon manteau et encapuchonnée. Et pourtant, la Bretagne n'est pas le pôle nord !

 

"Tu vas t'en sortir. Ne t'inquiète pas." Comme à son habitude, Raymond affichait sérénité et optimisme. Nous avions, à l'aide de cataplasmes d'argile posés jour et nuit sur mon sein malade, de séances de magnétisme et de rééquilibrages des carences en vitamines, minéraux et autres oligo-éléments, réduit le volume du kyste. L'énergie circulait à nouveau. Mais un noyau dur persistait. "Tu dois prendre l'avis d'un médecin. Une intervention chirurgicale est peut-être nécessaire. Moi je ne peux aller plus loin. Mais c'est mieux, nettement mieux. Je suis rassuré maintenant."

 

Moi aussi j'allais mieux. J'avais repris confiance. Mon "cancer généralisé" n'était plus qu'une funeste farce dans laquelle mon ego terrifié m'avait insidieusement entraînée. Mes oppressions s'étaient envolées. Ma gorge, dénouée. J'avais pu parler, exprimer mes angoisses, enfin. Sortir du cercle vicieux de ma profonde solitude. J'en étais désormais convaincue. J'allais pouvoir reprendre le cours de ma vie, continuer à rêver, poursuivre mes études. Vivre, tout simplement.

 

Il ressemblait à Jacques Dutronc. Il en avait le beau regard bleu, un peu ténébreux. Il m'avait plu d?emblée. Séduite peut-être. Je crois que j'étais tombée un peu amoureuse de lui. Avec des yeux semblables, il ne pouvait qu'être un excellent chirurgien. Il s'était montré rassurant, compétent. « Un adénofibrome. Rien d'alarmant. Je préfère quand même vous l'enlever. Une intervention bénigne. Sous simple anesthésie locale. En ambulatoire. Vous entrez à l'hôpital le matin, vous en repartez l'après-midi. Nous ferons une biopsie de la tumeur, pour vérifier. Mais elle ne m'inquiète pas ». Je n'avais jamais subi la moindre opération, ni même effectué un séjour en milieu hospitalier. Je n'aimais pas cette odeur de couloir d'hôpital. Je n'aimais pas cette atmosphère empesée, ces chuchotements, ces visages tristes et peu encourageants des familles des malades. J'avais de la chance. Une demi-journée suffirait. Plus quelques jours d'angoisse supplémentaires avant le diagnostic définitif.
 
 

L'anesthésie générale a ceci de rassurant que l?on ne voit rien, que l'on n'entend rien, que l'on n'imagine rien, que l'on ne perçoit rien. Là, je pouvais suivre minute par minute tout ce qui se passait autour de moi. J'étais impressionnée. Le cliquetis des instruments, la sensation du scalpel m'entaillant les chairs, le bistouri découpant la tumeur. Puis cette aiguille recousant les chairs meurtries. J'avais peur, terriblement peur d'avoir mal, de ne pas avoir été suffisamment insensibilisée par la dose d'anesthésiant employée. Je serrais les dents, tentais de me raisonner, de me dire que ce serait bientôt terminé, que je ne risquais rien, qu'avec de si beaux yeux il ne pouvait que réussir cette opération. J'ai failli m'évanouir, tellement j'avais peur. J'avais envie de vomir. Jacques Dutronc m'a donné un sucre. J'étais en hypoglycémie. Tout était terminé. Cela avait duré à peine une heure.

 

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 00:11

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Voici une nouvelle rubrique, "Photo à juste titre". Je vous y présente une photo, titrée. Just It. Rien que pour le plaisir de vos yeux. Du moins, je l'espère.

 

 

Heure de pointe à Dehli

9 Octobre 2007

 

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 00:11

 

Jour 2 : mardi 9 octobre 2007

Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes arrivés sans encombre à Dehli. Atterrissage vers minuit. Une heure pour récupérer les bagages, changer nos euros en roupies (1 euro = 55 roupies). Puis une heure de taxi en direction de Paharganj, le quartier touristique des hôtels et restaurants. Les chauffeurs de taxi disent toujours connaître votre destination. Mais, à l'approche du quartier, ils demandent immanquablement leur chemin. Qu'importent les moyens, l'essentiel est d'arriver à bon port. Et ce soir là, en l'occurence, à bon lit, sur lequel nous pourrons clore cette longue journée à 4 heures du matin.

 

Photo N°1 : Birla House, construite en 1928.

 

Ce mardi, nous sommes donc à pied d'oeuvre. Au programme de ce premier jour, Birla House, la maison dans laquelle le Mahatma Gandhi passa ses 144 derniers jours. Si vous souhaitez vous y rendre, demandez le Gandhi Smitri à n'importe quel rickshaw. Je viens à Dehli pour la troisième fois. Et mes compagnons de voyage au moins autant, souvent plus. Ne vous attendez donc pas à une visite guidée de Dehli. Juste à un gros plan sur cette maison de douze pièces transformée en musée.

 

 

Photo N°2 : la chambre de celui que les indiens appelaient affectueusement Gandhiji ou Bapu (père).

Mohandas Karamchand Gandhi naquit le 2 octobre 1869 (un jour 27/9, pour les férus de numérologie) à Porbandar, dans le Gujarat. Il fut assassiné le 30 janvier 1948 par Ram Naturam, un fanatique hindou, dans le jardin de Birla House, en présence d'un millier de ses adeptes. Il se rendait à la pagode d'été de sa dernière résidence, pour ses prières du soir. Il avait 78 ans. Pour lire le récit de ses derniers instants, publié par United Press International, c'est ici.

 

Birla House porte donc les mémoires et les émotions des derniers instants de celui qui s'engagea sa vie durant dans une lutte contre les discriminations dans un esprit de non-violence. Le 15 août 1947 (un jour universel 35/8), l'Inde accéda à l'indépendance, et fut séparée en deux pays, l'Inde et le Pakistan, au grand dam de Mohandas Gandhi. Le Mahatma prônait la tolérance et une Inde unie. Pour retrouver les grandes dates de sa vie, c'est là.

 

 

Photo N°3 : à l'intérieur de la maison, -presque- plus vraies que nature, ces deux statues représentant le Mahatma Gandhi et son épouse saisissent par leur présence et le rappel de la mémoire de la grande âme. 

Devant la stèle où Gandhi rendit son dernier souffle, je me recueille quelques instants. Je suis seule. Tout à l'heure, de nombreux indiens étaient venus rendre hommage à Bapu. L'univers m'accorde de précieux moments d'intimité avec la mémoire de ce lieu. Soudain, j'entends : "tu dois regarder au delà des limites du temps". Poursuivant ma méditation, je "vois" la planète terre, d'en haut, puis des fils de lumière la reliant à l'espace, aux autres planètes. Apparaît ensuite un sablier, mais dont la partie inférieure, tournée vers la Terre, est beaucoup plus petite que la partie supérieure, tournée vers... le Ciel et le reste de l'univers. Je ressens encore les terreurs de l'assassinat. Dans le vol qui nous conduisait de Vienne à Dehli, ma gorge s'est bloquée, jusqu'à une quasi extinction de voix. Pourquoi les Hommes ne peuvent-ils pas exprimer ce qu'ils sont dans la profondeur de leur idendité véritable ? Ce voyage va-t-il me donner la force de dire qui je suis, et de laisser libre cours à l'expression de mes interprétations des événements ?

 

 
 
Photo N°4 : à proximité de la pagode où il se rendait pour sa prière du soir, Gandhi est assassiné de trois balles de revolver. Ses derniers pas sont matérialisés par des pieds moulés dans du béton, et mènent à la stèle érigée sur le lieu même de son assassinat.
Je laisse au Mahatma Gandhi le mot de la fin.
 
 
 
Photo N°5 : non-violence, vérité, tolérance pour la libération d'un pays du joug colonial...
 

 
 
 
Photo N°6 : Dans le jardin, à gauche de la maison, le gong pour la paix dans le monde.
 
 
 
 
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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 00:22

 

Bonjour à toutes et à tous,

Dans la droite ligne de mon carnet de voyage vers le plaine du Gange et les monastères bouddhistes du Sikkim, voici deux photos saisies à Birla House, la dernière demeure habitée par le Mahatma Gandhi.

Et, pour cette fois, je laisse à celui qu'un admirateur avait dénommé "la grande âme" (Mahatma), le choix de la pensée associée à la photo :

 

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 16:04

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

De retour de voyage en Inde du Nord (voir mon carnet de voyage de la plaine du Gange aux monastères bouddhistes du Sikkim), j'ai repris mes cours de scrapbooking à Vannes dans le Morbihan, avec Gaëlle Morio. Et j'ai pris la résolution de finir mes pages cette année, car un certain nombre de celles commencées en première année... ne sont pas encore terminées.

 

 

Photo N°1 : cette fois, nous avons utilisé la technique du grid. Elle consiste à séparer la page par des traits d'encre (au coton tige), puis à tamponner chaque partie ainsi délimitée avec des tampons différents. Il vaut mieux choisir un fond clair.

 

 

Photo N°2 : pour agrémenter l'ensemble, des figures et des lettres réalisées avec des tampons puis découpées une à une. Les lettres du titre ont été réalisées à la Quicutz.

 

    

 

Photos N°3 et 4 : une petite enveloppe, une date (1991), une saison (été), un mini-journaling (" sur les bords du lac Florès-Peten, cinq anciens mayeros, âgés de 50 à 77 ans, apprennent l'itza aux enfants des classes").

 

 

Photo N°5 : Les indiens Mayas représentent encore aujourd'hui 55 à 60% de la population guatémaltèque. Répartis en 21 communautés distinctes, dont les Quiché, les Cakchiquel, les Kekchi et... les Itza, ils parlent toujours leur langue initiale. Au Guatémala, la première étape de notre tour du monde, une anthropologue du pays avait mis au point un programme de sauvetage de la langue Itza. Cinq anciens mayeros ont accepté de transmettre leur langue aux plus jeunes. Ils sont en majorité paysans. Du lundi au jeudi, ils travaillent leurs champs de maïs. Et le vendredi, ils descendent à l'école pour enseigner leurs langues aux enfants de la communauté. Ils ont également participé à l'élaboration d'un dictionnaire et d'un livre pédagogique sur la langue Itza. Une bien belle histoire, que je vous raconterai plus en détail dans la rubrique "Tour du Monde de l'Enfance".

 

 

 

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New : mon camino portugais!

Lorsqu'en mai 2012, j'ai entamé au Puy-en-Velay mon itinéraire jacquaire, j'étais loin d'imaginer succomber à la magie de ces voies légendaires. Et repartir sur la Via Lusitana moins de six mois après mon arrivée à Saint Jacques de Compostelle. De Lisbonne, je me suis lancée le 20 avril 2013 sur le "caminho portugues". S'il souffre parfois de longues portions de routes asphaltées et dangereuses, ce chemin n'en demeure pas moins fondamental...pour l'Histoire de l'humanité !

Pour tout savoir sur cette Via Lusitana, cliquez sur COMPOSTELLE 2013

Et bien sûr,  la rubrique Via Podiensis et Camino Francés, cliquez sur COMPOSTELLE 2012

Compostelle 2012

1600 kilomètres ! Partie du Puy en Velay le 5 mai 2012, j'ai marché jusqu'à Saint Jacques de Compostelle en 4 fois : 11 jours en mai, 13 en juin, 11 en août et 33 en septembre-octobre. Après une journée de repos à Saint Jacques de Compostelle, j'ai atteint l'objectif que je m'étais fixé en ralliant Fisterra, la fin des terres galiciennes, tournée vers l'Amérique, les pieds dans l'Océan. De belles rencontres chaleureuses, des encouragements mutuels, le respect de la nature et d'autrui, l'entraide de tous les instants, entre pèlerins et autour des pèlerins, cheminement intérieur et spirituel ont jalonné cette merveilleuse aventure humaine. J'ai salué Saint Jacques dans sa dernière demeure le 22 octobre 2012 sur le Champ des Etoiles, après avoir fêté mes cinquante ans au sommet d'O Cebreiro, et noyé mon regard dans l'azur de l'atlantique le 26 octobre avant, pour la première fois depuis le départ, de rebrousser chemin pour redescendre du phare de la fin des terres ! Pour accéder à la liste à jour des articles publiés, et au détail des articles sur Compostelle 2012, Via Podiensis et Camino Francés, CLIQUEZ ICI

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