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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 09:30

 

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor, page 6"

Photo : Devant le Pha That Luang, un tuk-tuk, mode de transport collectif très populaire en Asie du Sud-Est. Si l'on en croit la légende, les missionnaires ashokan, arrivés d'Inde, auraient édifié au IIIe siècle avant Jésus-Christ un stupa pour y enfermer un bout de sternum du Bouddha. Le monument actuel fut construit au XVIe siècle, lorsque le roi Setthathirat transféra la capitale de Luang Prabang, dans le Nord du pays, vers Vientiane.

 

Pour réaliser son grand rêve, il voulait devenir guide, car le simple statut de « driver », de chauffeur à mobylette, lui rapportait tout au plus de cent à deux cents dollars mensuels. Il avait du arrêter ses études prématurément. Cette décision s'annonçait comme une entrave à ses aspirations professionnelles. Il lui manquait le douzième niveau d'une scolarité avortée. Il devrait donc s’acquitter d'un droit de mille dollars pour obtenir l'autorisation d'exercer. « Corruption », susurra-t-il. Inimaginable dans un pays où un fonctionnaire doit se contenter de vingt-cinq dollars par mois. Et pourtant…

Ce n'était pas tout. Il lui faudrait perfectionner ses connaissances de l'histoire angkorienne, poursuivre son étude de l'anglais et du japonais, tout en continuant à emmener les touristes sur sa vieille mobylette menaçant de rendre l'âme. « C'est ma meilleure amie. Mon outil de travail aussi. Il serait préférable que j'en achète une neuve, mais, pour le moment, je suis trop pauvre pour cela ». Il m'expliqua sa situation doucement, dignement, sans se plaindre. Quand, après notre première journée ensemble sur les routes de la cité engloutie par la forêt, je lui demandai s'il acceptait de m’accompagner pendant une semaine, il partit annoncer la nouvelle à ses amis en sautillant de joie. Je lui assurais une semaine de salaire. Pendant sept jours, il pourrait se lever chaque matin sans devoir s'inquiéter de savoir s'il gagnerait, ou non, l'argent nécessaire de sa journée. J'étais heureuse de l'aider ainsi. Aussi modeste soit ma contribution à la survie de sa famille. Je lui apportais un peu d’air frais, tout en respectant sa dignité de jeune homme, puisqu'il allait travailler en échange.

« Good morning Mum ! ». C'était devenu le rituel du matin. Comme chaque jour, Rattha arrivait une heure avant notre rendez-vous pour… venir me réveiller. Ma montre ou les employés de la Guesthouse auraient bien fait l'affaire, mais mon petit driver mettait un point d'honneur à frapper à ma porte chaque matin. Inutile de protester. Il en avait décidé ainsi. « J'ai fait un très beau rêve cette nuit. Je ne voulais pas me réveiller. Jamais ». Cette balade onirique demeurerait un mystère, mais Rattha commençait à se confier.

Nous enfourchâmes une nouvelle fois notre compagne pétaradante. Direction Angkor Vat. Littéralement, « la ville qui est un temple ». Cet édifice central de la cité khmère fut construit pendant la première moitié du douzième siècle, sous le règne du roi Sûryavarman II. Le seul temple de l’ensemble angkorien orienté à l'ouest. Tous les autres monuments furent implantés face au soleil levant. Cela éveilla mon goût de la particularité, de la différence, de la minorité.

 

 

 Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le lundi 28 mai 2007

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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 08:02

 

 

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor, page 5"

 

 

Photo : Je suis arrivée le 2 juillet 2002 à Vientiane, capitale du Laos. Je me mis immédiatement en quête d'un ordinateur, pour écrire ce livre. A l'ambassade de France, on me répondit gentiment qu'il était impossible à une personne étrangère aux services de l'ambassade de venir y travailler tous les jours. On me suggéra le centre culturel français. Le directeur, après m'avoir écouté seulement cinq minutes, me dit, tout souriant : "notre salle informatique est à votre disposition. Vous avez de la chance, nos étudiants sont en vacances". Je commençai à écrire ce livre un vendredi. Dix heures par jour. Je sortais le soir, hagarde et titubante, après tant d'efforts de concentration et de rédaction. Et je m'accordais une journée de repos hebdomadaire. Le dimanche. Je louais alors une bicyclette, moyen de locomotion favori des laos, et partais explorer les merveilles de cette capitale de cent mille habitants aux allures de grande bourgade provinciale. Ici, le Pha That Luang, monument national le plus important du pays, symbolisant à la fois la religion bouddhiste et la souveraineté lao. 

 

A peine avions nous effectué une heure de trajet que notre bus tomba en panne. Au milieu de nulle part. On n'apercevait là que quelques maisons. Isolées. Et pourtant. Quelques minutes plus tard, les passagers du véhicule défaillant furent assaillis par une horde d'enfants. Surgis des broussailles environnantes. Les femmes leur emboîtèrent le pas. Puis les hommes. En moins d'un quart d'heure, tout le village accourut. Nous devînmes le pôle d'attraction de cette fin d'après-midi. Nous devions patienter. Attendre le bus de remplacement, que l'on nous promettait deux heures plus tard. Trois. Peut-être plus. Le temps ne comptait pas. L'on ferait au mieux.

 

Rattha s'approcha à nouveau de moi : « vous savez, je ne perçois par d'argent si vous descendez dans cette guesthouse. Moi, je suis un driver. Je peux vous conduire d'un temple à l'autre d'Angkor. Sur ma mobylette. Cela ne vous coûtera que six à huit dollars par jour. C'est ainsi que je gagne ma vie. »

 

Peut-être. Je voulais prendre le temps de choisir. Ne pas me laisser prendre en otage par un jeune khmer à la recherche de quelques dollars. Je revendiquais toujours haut et fort mon sacro-saint droit à l'indépendance, à la liberté. Une méfiance très occidentale aussi. Injustifiée cette fois, tant la délicatesse respectueuse de Rattha ne laissait aucunement présager d'une quelconque agressivité et avidité. Nous reprîmes la route. Comme par miracle, le bus de remplacement avait surgi à la nuit tombante. Lorsqu'à vingt-trois heures, le jeune guide cambodgien me redemanda si j'acceptais de jeter un coup d'oeil sur sa guesthouse, la fatigue l'emporta sur toutes mes résistances. J'abdiquai. Ma route s'arrêterait, au moins pour un soir, à la Soksan Guesthouse. Chambre seize. Un repos bien mérité après plus de dix-sept heures de trajet depuis Bangkok, arrêts compris. Exténuée, j'entendis à nouveau : « si vous voulez, je peux être votre driver ». Pourquoi pas ? Sa discrétion, sa sensibilité commençaient à m'émouvoir. Sa gentillesse, sa délicatesse eurent raison de mes dernières réticences. Nous prîmes donc rendez-vous pour le surlendemain. J'avais besoin d'une journée de repos après ce voyage éprouvant.

 

« Vous savez, moi, je ne cherche pas à devenir riche. J'ai un seul rêve : construire une maison pour y installer mes parents et ma famille. Leur offrir le logement qu'ils n?ont jamais eu les moyens d'acquérir. Je les aime tant. Ils sont si démunis ». Des étoiles brillèrent dans les yeux du jeune khmer. Il avait encore dans le coeur et dans la tête l'espoir et l'optimisme de son jeune âge. Pour bâtir la maison de ses rêves, il devait rassembler sept mille dollars. Sans compter l'achat du terrain. Soit dix mille dollars supplémentaires.

 

 

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 17:39

 

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor, page 4"

 

 

 

 

Photo : Le temple de Banteay Srei, l'un des fleurons de l'architecture angkorienne, baptisé "La citadelle des femmes". Sculpté dans du grès rose, il change de teinte avec les mouvements du soleil. Avec ses sculptures finement sciselées, ce temple çivaïte doit son nom à ses petites dimensions et aux personnages féminins qui ornent ses murs.

 

 

Certes, d'autres civilisations aussi avancées et structurées furent, elles aussi, balayées brutalement de la surface du globe sans que l'on n'ait jamais parfaitement cerné les raisons de leurs disparitions. Il en allait de même des cités mayas sises sur les territoires guatémaltèque et mexicain, des merveilleuses capitales de l'Egypte de la Haute-Antiquité, et, plus avant, de l'Atlantide ou de la Lémurie. Comment, après ces siècles de survol spirituel, artistique et culturel de la région n'avais-tu pas, toi, mon fils khmer, comme tes compatriotes, la capacité d'assurer une vie décente à ta famille ?

 

« Puis-je vous demander si vous savez où loger ce soir ? ». Je n'en savais fichtre rien. Je me rendais à Angkor pour la première fois. J'avais décidé de me laisser porter par les rencontres, les opportunités, les expériences. Et les signes aussi. Je me fiais à mon intuition. Je vivais l'instant présent. Je me délectais de chaque sensation, de chaque découverte. Le voyage s'était solidement implanté au coeur de ma vie depuis près de vingt ans. Je me sentais chez moi sur les cinq continents. Avec une prédilection pour l'Asie et pour l'Amérique Latine.

 

« Dans ce cas, je vous recommande l'une des Guest-houses les moins chères de Siem Reap. De construction récente, elle bénéficie d'un emplacement privilégié en face du Royal Hôtel, au bord de la rivière ». « L'une des adresses les plus économiques de la ville ? Pourquoi imaginait-il que... ? » Il est vrai que je pénétrais au Cambodge par la route, comme ces voyageurs qui n'hésitent pas à passer douze heures dans des bus au confort parfois sommaires, quand ils sont en état de marche ! Et ce, pour mieux se fondre dans la population locale, pour mieux comprendre leurs conditions de vie et de transport. Pour voyager plus longtemps également, tellement les tarifs des transports locaux semblent dérisoires pour nos portefeuilles occidentaux. Douze heures de bus pour cinq dollars.

 

Oui, je correspondais au profil de ces backpackers, sensibles à l'argument financier. « Je vous propose seulement de venir voir. Si cela ne vous plaît pas, vous pourrez chercher librement une autre guest-house ». Rattha avait déjà compris que je tenais à cette liberté pour laquelle j'avais tant lutté. A cette liberté de choix, d'action, de parole, de pensée, à laquelle ce voyage en solitaire conférait un parfum d'absolu. Je me sentais libre. Intouchable. Guérie. Ou presque.

 

 

 

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 16:22

 

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor, page 3"

 

 

Photo : une chaussée de géants longue de 100 mètres conduit à la porte sud d'Angkor Thom, la ville aux douze kilomètres de murailles et aux cinq portes d'accès. Angkor Thom est l'oeuvre de Jayavarman VII, considéré comme le plus prestigieux monarque qu'ait connu le Cambodge, mais dont les impressionnants projets de construction ont laissé le peuple exangue.

 

Tu avais vite compris que la profession de réparateur de mobylettes ne suffirait pas à nourrir ta famille. Tu avais alors passé neuf mois à répondre aux clients d'un opérateur de téléphonie mobile fraîchement implanté dans ton Kampuchéa natal. Pour quatre-vingt dollars mensuels. Le comble, c'est que tu n'avais jamais eu les moyens de t'offrir un téléphone cellulaire. A vingt-trois centimes la minute, ton maigre salaire aurait été englouti en moins d'une heure et trente minutes de communications. Et puis, tu aimais trop le grand air et tes rizières pour sacrifier ta jeunesse dans un tout petit mètre carré, avec pour seul horizon une liste de phrases sur un écran d'ordinateur.

 

Là encore, tes gains mensuels s'avéraient insuffisants. La subsistance des tiens requérait un minimum de cinquante dollars chaque mois. Il te fallait, en outre, subvenir à tes propres besoins : pour gagner un peu d'argent, tu avais du quitter ton village natal pour t'installer à la ville. Certes, seuls trente kilomètres séparaient Siem Reap de ton Mother's Land. Tu qualifiais ainsi ton village, avec l'once de nostalgie d'un adolescent séparé des siens dès l'âge de seize ans. La survie de toute ta famille en dépendait. Parcourir ces trente kilomètres demandait plus d'une heure de mobylette sur une piste cahoteuse et inconfortable. Encore fallait-il disposer d'un tel véhicule. Pour les autres, restaient le vélo, les bus ou les camions. Et toi, tu n'avais évidemment pas les moyens d'acheter une mobylette.

 

Ton oncle et ta tante t'hébergeaient dans leur maison pour le moins exiguë. Avec les trente dollars que tu t'accordais, tu devais te nourrir, t'habiller et économiser pour financer tes cours d'anglais dans une école privée. Pour toi et les jeunes de ta génération, le salut venait de la maîtrise d'une langue étrangère. L'anglais, en premier lieu. Et, si possible, le japonais. Ton pays dépendait de l'aide internationale. Il ne possédait ni industries, ni ressources naturelles. Ou si peu. Ton peuple comptait sur le développement de l'industrie touristique pour engranger les subsides nécessaires à son quotidien. On parlait là de survie, de l'essentiel. Pour toi. Pour ta famille. Pour ton peuple.

 

Votre seul salut résidait dans la pratique courante de la langue de vos visiteurs. De ces hordes de touristes qui venaient admirer le vestiges de votre grandeur d'antan. Comment vos ancêtres, après avoir érigé, entre le huitième et le treizième siècles, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire de l'Humanité avaient-ils pu conduire progressivement leurs descendants à cette décadence, à cette pauvreté extrême, à cette triste période de répression, de terreur, de famine et d'extermination d'un cinquième de votre nation ?

 

Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le vendredi 11 mai 2007
 
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 07:22

 

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor" - Page 2

 

 

 Photo : Rattha et sa fratrie

Tu m'avais accueillie, à la frontière de ce grand pays rival de ton peuple. Les guerriers du Siam de jadis avaient maintes fois combattu tes ancêtres. La frénésie économique et financière thaïlandaise résonnait comme une insulte à l'extrême pauvreté de tes compatriotes. Ton sourire n'avait d'égal que l'appât du gain qui sévissait en maître de l'autre côté de la frontière. Les tiens avaient terriblement souffert de ces longues années de guerre, puis, de ce terrible génocide qu'un dictateur fou avait osé imposer à son peuple. Pas une famille qui n'ait subi la famine, la torture, la déportation, l'exécution d'au moins l'un de ses membres. En quatre ans, le peuple khmer avait déploré la perte d'un million de ses congénères. Les Khmers Rouges, sous la conduite de leur leader Pol Pot, avaient assassiné un cinquième de leurs frères entre 1975 et 1979. Au-delà de cette immense douleur, le sourire, la gentillesse, la générosité, la tolérance et l'hospitalité de ton peuple demeuraient intacts. Les Khmers Rouges n'avaient pu cependant atteindre ce que vous possédiez de plus précieux : votre dignité et votre courage.

 
J'arrivais de Bangkok dans l'un de ces mini-bus express destinés aux touristes. Véhicule neuf, air climatisé, voies de circulation fraîchement enrobées. Avec quelques touristes, je venais de franchir, à pied, la frontière thaïlandaise, croulant sous le poids de mes deux sacs à dos. Tu m'avais demandé, timidement, de t'écouter quelques instants. Tu m'avais alors expliqué que, pour nourrir ta famille, tu avais cessé de fréquenter l'école dès l'âge de seize ans. Tu en avais décidé ainsi, lorsque ta mère t'avait demandé si tu comptais poursuivre tes études. Tu étais l'aîné d'une fratrie de cinq. Ta famille était pauvre. Trop pauvre. Vous ne possédiez ni terre, ni maison. Tes parents, tes deux frères, tes deux soeurs et toi viviez chez tes grands-parents paternels. Ton père était paysan. Mais un paysan sans terre. Ta mère, quant à elle, tentait péniblement de gagner quelques riels en vendant des vêtements sur le marché de ton village natal.
 
 
L'adolescent que tu étais encore avait décidé d'abandonner une scolarité qu'il affectionnait afin de tenter de subvenir aux besoins de sa famille. A seize ans à peine, tu te sentais déjà responsable de l'avenir de tes jeunes frères et soeurs. Tu avais d'abord voulu apprendre le métier de réparateur de motos et de mobylettes. C'est là le moyen de locomotion privilégié de ton peuple. De ceux dont les revenus autorisent l'acquisition d'un moyen de locomotion. Chaque famille khmère espère un jour pouvoir acquérir, pour le moins, une bicyclette. Vous êtes les rois du deux-roues. Avec un simple vélo, vous transportez jusqu'à cinquante kilos de bois, un cochon adulte, des dizaines de poules, un monticule de poteries, de gamelles, de cuvettes. La bicyclette demeure inaccessible pour nombre de tes compatriotes. Car la plupart ne disposent pas des trente dollars incontournables, dans ce Cambodge où le salaire mensuel d'un enseignant ou d'un fonctionnaire ne dépasse guère les vingt-cinq dollars américains. Comment, dans ces conditions, acheter un vélo thaïlandais à cent vingt dollars, ou une mobylette à neuf cents dollars ?
 
 
Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le mardi 8 mai 2007
 
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 11:54

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Cette page est la première de mon roman en ligne, "La Patiente". Pour faciliter votre lecture, chaque page publiée sera numérotée dans le titre. Les numérotations des chapitres correspondent, quant à elles, à la version papier du roman. Je publie délibérément des textes courts. Ils me semblent moins fastidueux à parcourir. En bas de chaque page, vous pourrez revenir à la page précédente, revenir à la première page du roman, passer à la page suivante et accéder à la dernière page publiée en ligne. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires (voir "ajouter un commentaire" en bas de cet article) quant à la lisibilité, la périodicité de parution, la mise en page et , bien sûr, le contenu de ce roman.

 

 

Photo : Rattha, le petit prince d'Angkor, Siem Reap, Cambodge

 

Chapitre 1 : "Le petit prince d'Angkor" - Page 1

 
Siem Reap, Cambodge, 2 juillet 2002
 
« Si Mummy ne vous convient pas, je vous appelle Mum. Cela fait plus jeune, n'est-ce pas ? ». Rattha en avait décidé ainsi. J'étais et je serais à jamais sa French Mum. Le premier jour, il m'avait timidement demandé mon prénom. Mais un cambodgien respectueux des traditions de ses ancêtres ne pouvait s'autoriser une telle familiarité avec une femme qui aurait pu être sa mère. Il avait patienté trois jours avant d'oser me demander mon âge. Tout en s'excusant de me poser cette question. Je le sentais gêné, indécis. Honteux de son audace. Et pourtant, il devait savoir. Lui avait 19 ans. Mes 39 ans ne lui laissaient aucune alternative : « je vous appellerai Mummy désormais ».
 
Nous sillonnions l'immense complexe d'Angkor. A l'arrière de sa mobylette, je pris soudain conscience de mon âge. Du fossé qui séparait notre mode de vie de celui de son peuple. Chandara et moi avions le même âge. La maman de Rattha avait donné le jour à cinq enfants. La plus jeune, Soplaktra, affichait fièrement ses dix ans. Moi, je n'en avais même pas un. Pire, concevoir un enfant nécessitait dorénavant pour moi l'intervention du corps médical. Sans la moindre garantie de succès. L'intimité bafouée. Cruelle vérité, mais j'étais en vie. Dans l'incapacité d'enfanter en faisant l'amour, tout simplement. Mais j'avais survécu. C'était sans doute le prix à payer, après quatre longues années de lutte. Je ne me doutais pas encore que ce prix-là ne serait pas le seul.
 
« I dont want you to leave me ». Nous venions de parcourir une vingtaine de kilomètres dans le silence le plus total, le coeur gros à la perspective de cette nouvelle séparation. Rattha voulait simplement restaurer l'amour qui, jadis, irradiait son coeur de prince khmer. Mes larmes se sont mêlées aux siennes. « Ne m'oubliez pas ». « Comment pourrais-je t'oublier, mon fils ? Comment pourrais-je t'oublier alors que je viens à peine de te retrouver, après tant d'années. De siècles. L'univers ne nous avais accordé que douze petits jours pour retourner, ensemble, sur ces lieux où nous aimions nous délecter des ombres et des lumières de nos demeures sacrées. Douze petits jours pour retrouver l'atmosphère de ces merveilleux édifices où notre père illuminait ses enfants de toute sa sagesse et de son immense pouvoir de création et d'illumination. Seulement douze petits jours. Peut-être ne nous reverrons-nous jamais ». Nos coeurs saignaient. Une nouvelle fois, notre séparation s'avérait douloureuse.
 
Pour connaître la suite de l'histoire, rendez-vous le jeudi 3 mai 2007
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 00:14

                                                           

 

Photos 1 à 5 : onze mois d'espoir, de désespoir, de rires, de larmes pour lutter contre la maladie

 

 

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 00:11

Bonjour à toutes et à tous,

Chose promise, chose due. Je vous ai donné il y a deux semaines un grand rendez-vous pour le mardi 1er mai 2007. Parce que ce jour sera pour moi, le premier d'un mois personnel sous la vibration du 22. Loin de moi l'idée de vous faire un exposé de numérologie, nous y reviendrons plus tard si vous le souhaitez. Ce blog sera ce que vous, lecteurs internautes, en ferez. Mais le 22 est un maître-nombre, à l'instar du 11 et du 33, mais aussi de tous les nombres doubles (44, 55, etc). A chaque chiffre et à chaque nombre correspond une vibration particulière, une énergie donnée. La double présence d'un chiffre renforce l'énergie du nombre.  

En janvier 1998, le corps médical m'a annoncé que j'étais atteinte d'une maladie de Hodgkin, au stade 3 voire 4 (sur 4). J'avais 35 ans. J'exerçais la profession passionnante de journaliste spécialisée dans les nouvelles technologies de communication depuis 5 ans, après une dizaine d'années dans des sociétés de conseil du même domaine. Je n'ai pas eu le choix. Mon état de santé défaillant a stoppé net ma carrière professionnelle. Je suis devenue une patiente, avec un seul objectif en tête, ma survie. En 2002, j'ai décidé d'écrire un roman témoignant de cette expérience. Je suis partie au Laos afin de prendre de la distance pour réaliser ce projet.

 

Photos 1 à 3 : entre la première (Le Roaliguen, Morbihan) et la troisième image (Le Piton de la Fournaise, La Réunion), 11 mois se sont écoulés, 11 mois de fréquents séjours à l'hôpital, de traitements lourds et de souffrances physiques et morales. Le voyage aux îles de la Réunion et Maurice du début janvier 1999 fut une grande victoire pour la voyageuse que j'ai toujours été.

Je n'avais pas tenté, jusqu'à présent, de mettre ce roman à la disposition du public. Je n'ai pas, pour l'heure, recherché d'éditeur. Mais il est temps pour moi de vous faire part de cette expérience et de tout ce qu'elle m'a apporté. Ce livre se veut un message d'espoir pour tous ceux qui ont traversé ou vivent actuellement une expérience similaire. Ou dont l'un des proches est ou fut concerné. Ce livre témoigne, avec l'humour nécessaire à l'acceptation, des moments vécus tout au long de ma maladie. Il vous entraînera également en quête de sens. De la maladie, de la vie, des dysfonctionnements individuels et collectifs. Cette expérience fut pour moi le début d'une nouvelle vie, d'une autre compréhension, d'une quête d'adéquation avec ma conscience supérieure. Le début d'un long voyage intérieur, riche de découvertes et de rebondissements, que chaque voyage aux quatre coins du monde contribue à étoffer.

 

Si j'ai envie de tenter l'aventure d'un début de publication en ligne, je doute cependant qu'un écran offre le même confort de lecture qu'un livre. Aussi je lance une souscription afin de pouvoir éditer la version papier de cet ouvrage. Il me faut pour cela réunir  500 souscripteurs au minimum. Le cas échéant, les frais de port seront gratuits pour les 500 premiers. Vous trouverez tous les détails dans la rubrique souscription.

Pourquoi commencer cette publication le 1er mai 2007, en ce premier jour d'un mois personnel 22 ? Chaque élément de la nature, minéral, animal, végétal, chaque astre, chaque planète, chaque être humain, chaque forme de vie sur terre et dans l'univers émet ses propres vibrations. Et reçoit des formes de vie avec lesquelles elle communique leurs propres vibrations. Chaque couleur véhicule une énergie particulière, de même que chaque sentiment, chaque pensée, chaque acte, chaque parole. Il en va de même pour chaque nombre. Si l'on se réfère à l'ouvrage de Thérèse Gagnon, intitulé "Les dates nous parlent", aux éditions Le Dauphin Blanc, le 22 construit pour les autres, pour l'humanité, pour l'univers, pour l'amour. Il sert l'humanité par ses énergies de maîtrise de la matière. Qu'est-ce que l'énergie ? La face invisible de la matière ? Que l'on peut percevoir, mesurer, ressentir, mais que nos sens ordinaires (la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher, le goût) ne peuvent généralement pas évaluer. Et pourtant, Albert Einstein avait établi un lien très précis avec la matière : E=Mc2.

Alors, si je pouvais, à ma petite échelle, par mes actions liliputiennes, servir un tout petit peu l'évolution de la conscience collective et individuelle sur terre, j'aurais le sentiment d'avoir accompli mon chemin de vie. Merci d'avance, de votre attention et de votre soutien.

Lire les pages publiées de la Patiente

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 00:55

 

Nombre de souscripteurs au 13 novembre 2007, à 22h00 : 28

Vava, de Bourg-en-Bresse, est donc la première gagnante du cadre photo avec cravate, pour avoir réservé le premier exemplaire de la version papier de "La Patiente" le 1er mai à 21:19:31. A des fins de transparence totale, vous trouverez les dates de souscription de chacun d'entre vous. Merci aux premiers souscripteurs et à tous les autres pour votre soutien.

Pour réserver à votre tour votre exemplaire dédicacé du livre (version papier) La Patiente, c'est ici.

 

1/ La liste des souscripteurs sera régulièrement mise à jour, et consultable sur le blog à des fins de transparence totale. Seuls vos nom et prénom y seront mentionnés. L'ordre d'arrivée des souscriptions y sera indiqué. Si vous ne souhaitez pas voir vos nom et prénom apparaître en clair, merci de mentionner sur votre mail de souscription que vous préférez l'utilisation de votre pseudo. Ni votre e-mail, ni votre adresse postale, ni votre numéro de téléphone ne seront publiés sur cette liste. Votre nom apparaîtra autant de fois que d'exemplaires souscris ;

 

2/ Lorsque la liste comportera au moins 500 souscripteurs, vous recevrez un mail de demande de confirmation de votre souscription, et vous devrez alors, et alors seulement, me faire parvenir le montant de votre souscription ;

 

3/ Les souscripteurs N°1, N°100, N°200, N°300, N°400 et N°500 recevront, après l'enregistrement du 500e souscripteur, un cadre photo avec cravate. Ce cadeau leur sera expédié avec leur exemplaire dédicacé.

 

Liste nominative des souscripteurs à la version papier de la patiente par ordre chronologique
1

Vava

http://vavascrap.canalblog.com/

1/05/2007 à 21:19:31
2

Isabelle Le Joubioux-Fiorini

http://www.scrapgazelle.com

1/05/2007 à 23:07:21

3

Corinne Boulay

http://accroplanches.free.fr/

2/05/2007 à 10:04:39
4

Corinne Boulay

http://accroplanches.free.fr/

2/05/2007 à 10:04:39
5  Isabelle Gallois 2/05/2007 à 15:13:32
6  Isabelle Gallois 2/05/2007 à 15:13:32
7  Catherine Barbarit 4/05/2007 à 10:46:29
8  Josiane Guénégo 9/05/2007 à 22:32:45
9  Martine Pérherin 11/05/2007 à 20:37:50
10  Marc et Géraldine Ecolan 13/05/2007 à 21:07:00
11  Monique Beuve 18/05/2007 à 18:27:38
12  Monique Beuve 18/05/2007 à 18:27:38
13  Joseph Gicquel 21/05/2007 à 03:52:22 
14  Sylvie et Thierry Martin 28/05/2007 à 21:34:13 
15  Libellule 05/06/2007 à 15:26:36
16  Libellule 05/06/2007 à 15:26:36
17  Patricia Pouleriguen Balloy 10/06/2007 à 15:51:47
18  Patricia Pouleriguen Balloy 10/06/2007 à 15:51:47
19  Florence De Kruijf-Landrieu 14/06/2007 à 10:04:48
20  Françoise Damnon 17/06/2007 à 13:45:18
21  Véronique Larrousse 21/06/2007 à 21:55:38
22  Véronique Larrousse 21/06/2007 à 21:55:38
23  Alain Birre 28/06/2007 à 00:22:45
24  Olivier Vignau 10/07/2007 à 10:51:10
25  Christine Derrien 23/08/2007 à 01:32:37
26  LesPasChiants 08/11/2007 à 17:30:00
27  LesZouZans 08/11/2007 à 18:27:00
28  Annick Evain 13/11/2007 à 22:26:00
29    
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New : mon camino portugais!

Lorsqu'en mai 2012, j'ai entamé au Puy-en-Velay mon itinéraire jacquaire, j'étais loin d'imaginer succomber à la magie de ces voies légendaires. Et repartir sur la Via Lusitana moins de six mois après mon arrivée à Saint Jacques de Compostelle. De Lisbonne, je me suis lancée le 20 avril 2013 sur le "caminho portugues". S'il souffre parfois de longues portions de routes asphaltées et dangereuses, ce chemin n'en demeure pas moins fondamental...pour l'Histoire de l'humanité !

Pour tout savoir sur cette Via Lusitana, cliquez sur COMPOSTELLE 2013

Et bien sûr,  la rubrique Via Podiensis et Camino Francés, cliquez sur COMPOSTELLE 2012

Compostelle 2012

1600 kilomètres ! Partie du Puy en Velay le 5 mai 2012, j'ai marché jusqu'à Saint Jacques de Compostelle en 4 fois : 11 jours en mai, 13 en juin, 11 en août et 33 en septembre-octobre. Après une journée de repos à Saint Jacques de Compostelle, j'ai atteint l'objectif que je m'étais fixé en ralliant Fisterra, la fin des terres galiciennes, tournée vers l'Amérique, les pieds dans l'Océan. De belles rencontres chaleureuses, des encouragements mutuels, le respect de la nature et d'autrui, l'entraide de tous les instants, entre pèlerins et autour des pèlerins, cheminement intérieur et spirituel ont jalonné cette merveilleuse aventure humaine. J'ai salué Saint Jacques dans sa dernière demeure le 22 octobre 2012 sur le Champ des Etoiles, après avoir fêté mes cinquante ans au sommet d'O Cebreiro, et noyé mon regard dans l'azur de l'atlantique le 26 octobre avant, pour la première fois depuis le départ, de rebrousser chemin pour redescendre du phare de la fin des terres ! Pour accéder à la liste à jour des articles publiés, et au détail des articles sur Compostelle 2012, Via Podiensis et Camino Francés, CLIQUEZ ICI

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